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Unités d’hébergement renforcé

Accueil des résidents en UHR

Parallèlement à la publication des recommandations concernant les PASA (Pôles d’activités et de soins adaptés), l’ANESM vient de rendre public une autre recommandation, concernant celle-ci les UHR (Unités d’hébergement renforcé).

La mesure 27 du PMND (Plan Maladies Neuro dégénératives) 2014-2019 prévoit la poursuite et le renforcement du déploiement des UHR (unités d’hébergement renforcé) en EHPAD.

Elle vise ainsi l’inscription de ces dispositifs au sein des filières de soins et accompagnement de droit commun.La rénovation du cahier des charges UHR s’inscrit aussi dans cette mesure numéro 27.

Le récent décret du 26 aout 2016 a par ailleurs redéfini notamment les conditions techniques minimales d’organisation et de fonctionnement des UHR.

L’évaluation du plan Alzheimer a en effet montré que ces structures ne proposaient pas ou peu d’évaluations, et connaissaient des problèmes architecturaux.

Les UHR doivent par exemple respecter un certain nombre d’exigences en matière architecturale : ouverture sur l’extérieur, jardin/terrasse clos, espaces d’accueil des familles, lieux dédiés aux activités thérapeutiques, …

Si l‘enquête de l’ANESM réalisée auprès d’UHR en 2016 a montré que les premiers critères étaient respectés, elle a aussi montré que par exemple 27 % des UHR manquaient d’espaces intérieurs pour les activités, tandis que les espaces extérieurs étaient mal adaptés.

Rappelons que cette enquête s’était intéressée également au profil des usagers d’UHR, aux différents types d’activités mises en place, et aux difficultés dans la mise en œuvre du cahier des charges initial des UHR.

Les Unités d’Hébergement Renforcé

ANESM RBPP UHR

Les Unités d’Hébergement Renforcé (UHR) sont des unités présentes au sein d’EHPAD ou ESLD (établissements de soins de longue durée).

On dénombrait fin 2015, 1 544 places installées en EHPAD.

Il est également prévu d’installer 190 unités en ESLD (environ la moitié le sont effectivement).

Consécutives au Plan Alzheimer 2008-2012, ces unités permettent l’amélioration de l’accueil et de l’approche thérapeutique pour les usagers présentant des symptômes psycho comportementaux sévères, conséquence d’une maladie neurodégénérative associée à un syndrome démentiel.

La capacité d’accueil de ces unités est de 14 places.

Les résidents accueillis proviennent de l’EHPAD correspondant à l’UHR, de leur domicile, ou d’une autre structure (SSR, unité cognitivo- comportementale, …).

Il ressortait de l’enquête de l’ANESM que chaque unité accueille en moyenne 15 usagers (dont 9 nouveaux résidents par an).

L’accueil et les activités proposées permettent la réduction des troubles psycho comportementaux, et un moindre recours aux neuroleptiques et psychotropes, et visent à faciliter le retour du résident dans sont lieu d’hébergement antérieur.

Les différentes activités proposées sont organisées en lien avec le médecin traitant, et sous l’autorité du médecin coordonnateur de l’EHPAD ou de l’USLD.

Elles visent à maintenir ou réhabiliter les capacités fonctionnelles persistantes, les fonctions cognitives rémanentes, à mobiliser les fonctions sensorielles, maintenir les liens sociaux et familiaux.

L’évaluation initiale des résidents s’appuie en particulier sur le MMSE, NPI-ES ou l’échelle d’agitation Cohen-Mansfield Agitation Inventory.

L’enquête réalisée par l’ANESM a montré que les résidents sont en majorité des femmes (57 %), d’un âge moyen de 82,5 ans (79,7 pour les hommes).

Les usagers sont issus principalement de l’EHPAD au sein de laquelle se trouve l’UHR (24%), ceux provenant d’un autre EHPAD, de leur domicile ou d'un établissement SSR se répartissant à part égale (15-16% chacun), tandis que 8% proviennent d’une unité cognitivo- comportementale.

L’enquête de l’ANESM montre, lors de la sortie des résidents, une amélioration des troubles dans un quart des cas. Les autres principaux motifs de sortie sont le décès (un quart des cas) et la perte de mobilité (dans un quart des situations également).

L’accueil est assuré au sein de ces unités, selon la même enquête de l’ANESM, par des professionnels à hauteur de 11,4 ETP : ASG (assistant en soins en gérontologie) en moyenne à hauteur de 4,4 ETP, AS (3,8 ETP), AMP (1,4 ETP), ASH 1,9 ETP), IDE (1,4 ETP), médecin et psychologue (0,2 ETP).

Sur la totalité des personnels présents, 9,3 ETP sont dédiés exclusivement à l’UHR. Ces données observées sont conformes aux attendus précisés dans le décret 2016-1164 du 26 aout 2016.

Promouvoir une réponse personnalisée, et une organisation adaptable

Ces nouvelles recommandations ont pour objectif de formuler des pistes de réflexion, tant en ce qui concerne la qualité de vie et d’accompagnement des résidents, que la qualité de vie des professionnels intervenant auprès de ceux-ci.

Elles s’intéressent en particulier :

  • à la mise en place d’un projet UHR,
  • à l’organisation des échanges entre professionnels de l’UHR et de l’EHPAD,
  • aux activités thérapeutiques qui doivent être privilégiées,
  • à la place de l’entourage,
  • à l’environnement et son adaptation,
  • et aux partenariats avec le secteur sanitaire et médico social.

On trouvera ainsi dans ce document 3 grands chapitres :

  • Du projet d’UHR à son élaboration,
  • L’organisation du parcours du résident,
  • L’UHR, une réponse personnalisée, une organisation adaptable dans un environnement adapté.

Chacun de ces volets précise les enjeux et effets attendus, les points d’attention, donne des illustrations concrètes,  et formule le cas échéant des rappels réglementaires.

Ces nouvelles recommandations s’adressent en particulier aux responsables d’EHPAD disposant d’une UHR, aux résidents et à leurs proches, aux associations d’usagers, filières de soins gériatriques, centres hospitaliers, CLIC,….

 

Pour en savoir plus: L’accueil et l’accompagnement des personnes atteintes d’une maladie neuro-dégénérative en Unité d’hébergement renforcé (UHR)

 

Dispositifs e-santé

Adapter le monde de la santé au numérique

Le Social Media Club est revenu récemment dans un article sur la nécessité de faire évoluer les réglementations et les mentalités pour faciliter le développement de l'e-santé.

Des outils numériques diversifiés

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’e-santé concerne les différents services numériques au service de la personne.

L’e-santé recouvre ainsi, au bénéfice des pratiques médicales et médico sociales, l’utilisation d’outils servant à produire, transmettre, gérer, partager des données et informations numérisées.

Différents domaines sont concernés : la télémédecine, mais aussi les suivis à distance des maladies chroniques, la prévention, les applications pour mobiles, la domitique et le maintien à domicile, …

On distingue généralement :

  • La télésanté, avec les actes de prévention et de soins réalisés à distance, depuis l’information sur un site de promotion de la santé jusqu’aux prescriptions électroniques à distance ;
  • La télémédecine, avec des actes médicaux réalisés à distance, depuis la consultation jusqu’à la télé expertise ;
  • La m-santé, avec notamment les objets connectés et les applications pour smartphones ;
  • Les systèmes de dossiers électroniques de santé.

L’e-santé constitue l’une des réponses aux différents enjeux que sont le vieillissement de la population, la prise en compte de la dépendance, l’augmentation du coût des dépenses de santé, la nécessité d’offrir une prise en charge de qualité sur l’ensemble des territoires en lien avec l’évolution de la démographie médicale.

Son développement soulève toutefois différentes questions : comment garder les données personnelles confidentielles, quelles sont les modalités de déploiement les plus appropriées, comment basculer les services de santé actuels vers le numérique, comment responsabiliser et suivre le patient lors de son traitement lorsqu’il reste à son domicile...

Faire évoluer les mentalités et la réglementation

application e sante

Le Social Media Club s’est intéressé dernièrement aux réponses à toutes ces questions, et notamment comment mettre davantage les outils numériques au service des médecins et du patient.

L’e-santé est aujourd’hui une réalité, avec par exemple les agendas en ligne, la consultation à distance ou encore la comparaison de diagnostic.

Loin de dénaturer les relations entre les patients et médecins, elle les fait évoluer.

L’article montre en particulier que le secret médical est loin d’être garanti, lorsque les données du patient sont utilisées par des entités privées de nature commerciale.

C'est d'ailleurs ce que montrait une étude récente sur les applications e-santé pour mobiles.

La Haute Autorité de Santé a également publié un Référentiel sur les applications et les objets connectés en santé (Mobile Health ou mHealth), contenant 101 règles de bonne pratique

Le suivi du patient et la collecte des données pose ainsi la question de la collecte et de l’utilisation de ces données, et de la garantie de leur confidentialité et sécurité.

Des entreprises implantées à l’étranger (Google par exemple) ne respectent ainsi pas la réglementation française en la matière, respectant des exigences beaucoup plus légères. En France, l'accès aux données de santé est très réglementé.

L’utilisation de ces données (Big Data) , parfois récupérées sur des patients français, génère un commerce important. A titre d’exemple, un dossier médical peut valoir 600 dollars, au travers des ciblages marketing qu’il permet ou de l’identification des risques pour les assureurs.

Certains freins au développement de l'e-santé en France sont liés, selon les médecins libéraux, à des difficultés ou rigidités de nature réglementaires que l’on ne retrouve pas à l’étranger.

20 % des consultations pourraient être réalisées à distance. La miniaturisation des dispositifs de mesure permet par ailleurs de mieux suivre les patients, notamment pour les maladies chroniques, mais avec l’impératif de disposer d’un cabinet médical connecté.

Malheureusement, nombre de médecins en France sont peu formés à l’utilisation de ces outils numériques, contrairement à leurs confrères anglais ou américains.

Certains pays étrangers favorisent également l’entreprenariat des médecins, et l’émergence d’entreprises spécialisées qui emploient des médecins.

Le principe des rémunérations à l’acte est par ailleurs requestionné, avec la montée en charge des sites de téléconsultation notamment.

 

Pour en savoir plus: L’E-Santé : Comment mettre le numérique au service des patients et des praticiens ?

 

Bilan de la démarche d'évaluation interne et externe

Bilan des évaluations internes et externes

L’inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) vient de rendre public son rapport concernant l’appréciation du dispositif d’évaluation interne et externe des établissements et services sociaux et médico-sociaux.

Une évaluation des démarches mises en oeuvre

Nous indiquions dans une précédente actualité qu’une mission d’analyse des processus d’évaluation interne et d’évaluation externe avait été confiée à l’IGAS à l’été 2016, à l’issue de leur mise en oeuvre dans plus de 25 000 ESSMS.

Pour mémoire, chaque ESSMS doit, de façon obligatoire, conduire une évaluation interne de ses activités et de la qualité des prestations délivrées , et faire réaliser, par un organisme habilité, une évaluation externe de ces mêmes activités et qualité de service.

Ces démarches ont ainsi pour objectif d’améliorer la qualité de l’accompagnement.

Les travaux de l’IGAS permettent ainsi d’établir un état des lieux de ces dispositifs, et d’identifier des pistes pour les améliorer.

En cela, la mission n’avait pas pour but, comme le rappelle l’IGAS, d’évaluer l’intérêt de l’ANESM (Agence Nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux)  elle-même, ni les politiques visant à contrôler et améliorer l’offre.

L’étude réalisée s’est appuyée sur la rencontre ou la sollicitation, au travers d’enquêtes, de différents acteurs nationaux et régionaux (ANESM, ARS, conseils départementaux, responsables d’établissements et services, présidents de CVS, Fédérations, ANAP, HAS, …).

L’IGAS revient sur l’ensemble des dispositions qui sous tendent les démarches d’évaluation interne et externe.

Une démarche utile mais largement perfectible

En tout premier lieu, l’IGAS s’intéresse à l’utilisation des 57 recommandations de bonnes pratiques professionnelles déjà publiées par l’ANESM. Les inspecteurs notent que l’appropriation de ces RBPP par les professionnels est variable.

Le dispositif d’habilitation des organismes est également étudié, l’IGAS rappelant qu’il ne s’agit pas d’une sélection des évaluateurs externes. Elle note ainsi une certaine faiblesse de ce dispositif, dans la mesure où l’habilitation est accordée au vu du seul dépôt d’un dossier complet par le futur organisme.

IGAS dispositif evaluation interne externe

Les inspecteurs notent également l’abondance du nombre d’organismes habilités (plus de 1300) et soulignent une forte hétérogénéité qualitative de ceux-ci. Ils rappellent également que l’ANESM ne contrôle pas la qualité des rapports, même si elle peut prononcer des suspensions ou retrait d’habilitation des organismes.

L’IGAS précise également que les autorités ainsi que les établissements et services expriment le regret que, tant le choix, que la rémunération de l’organisme habilité, soit du seul ressort de l’organisme gestionnaire.

Il apparaît que si les démarches d’évaluation interne et externe ont pu sembler lourdes pour les ESSMS, elles sont dorénavant inscrites dans le fonctionnement de ceux-ci.

Le rapport de diagnostic indique également que l’appui aux ESSMS a été limité au niveau national, notamment concernant la mise à disposition de référentiels d’évaluation interne, les organismes gestionnaires utilisant souvent ceux de leur fédération.

L’étude souligne également qu’une grande autonomie a été laissée aux institutions par l’ANESM pour la conduite de leurs démarches, dans l’objectif de faciliter la mise en œuvre de celles-ci.

L’appui a en revanche été plus important au niveau local  avec la mise à disposition par les ARS, Conseils départementaux, ...d’outils méthodologiques ou de financements dédiés.

L’IGAS note également que la remise aux autorités de contrôle et de tarification de près de 25 000 rapports d'évaluation externe sur une période relativement courte a engendré une charge de travail élevé pour celles-ci, en termes d’analyse et de suivi.

Par ailleurs, le rapport souligne l’hétérogénéité qualitative des rapports d’évaluation externe qui ont été remis aux autorités, rendant plus complexe leur analyse. Les autorités jugent cependant utile, globalement, ce travail d'analyse de ces rapports.

De la même façon, avec le recul, autorités et directeurs de structures estiment que ces démarches ont pu améliorer la qualité du service rendu aux usagers (même si cette évolution ne peut être appréciée de façon objective, faute d’indicateurs fiables).

Concernant l’articulation entre évaluation externe et renouvellement d’autorisation, nombre d’acteurs indiquent que ce dernier est presque systématique dans la mesure ou le rapport d’évaluation externe a été communiqué aux autorités.

En conclusion, l’IGAS estime que les dispositions en matière d’évaluation interne et externe doivent être maintenues.

Le rapport préconise toutefois de développer l’élaboration d’outils méthodologiques pour la conduite de l’évaluation interne, et d'indicateurs de mesure de la qualité, de structurer davantage les évaluations externes (au travers d’un cahier des charges apportant davantage de précision), et d’articuler davantage les processus d’évaluation avec le dialogue de gestion et les CPOM (contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens).

 

Pour en savoir plus: Le dispositif d’évaluation interne et externe des établissements et services sociaux et médico-sociaux

 

Pôle d’activités et de soins adaptés

Accueil des usagers en PASA

L’ANESM vient de publier une nouvelle recommandation qui concerne l’accueil et l’accompagnement des personnes atteintes d’une maladie neuro-dégénérative en PASA (Pôle d’activités et de soins adaptés).

Au regard de l’augmentation de l’espérance de vie, différents textes et plans ont été adoptés. Sans être exhaustif, on peut citer notamment la loi ASV, le plan pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie, ou encore le PMND (Plan maladies neurodégénératives).

Ce dernier, qui comprend 96 mesures réparties en 4 axes stratégiques, prend notamment en compte les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de Parkinson et de sclérose en plaque.

L’axe 1 du PMND concerne le soin et l’accompagnement tout au long de la vie, l’axe 2 l’adaptation de la société aux enjeux de ces maladies, l’axe 3 concerne la recherche sur ces maladies, et l’axe 4 l’articulation de ce plan avec l’innovation et le pilotage des politiques publiques.

Ces nouvelles RBPP s’inscrivent en déclinaison de la mesure 26 de l’axe 1, concernant le développement de l’accueil en PASA et l’inscription de cette offre au sein des filières de soins et accompagnement de droit commun.

Cette mesure prévoit par ailleurs de rénover le cahier des charges des Pôle d’activités et de soins adaptés (notamment pour faciliter l’entrée dans ces services de personnes non ciblées actuellement).

Les Pôles d’activités et de soins adaptés

ANESM Accueil accompagnement PASA

Le décret du 26 Aout 2016 (2016-1664) précise notamment les conditions techniques minimales d’organisation et de fonctionnement des PASA.

Ces recommandations viennent expliciter ces normes.

Les Pôles d’activités et de soins adaptés accompagnent des personnes présentant, de façon modérée, des troubles du comportement, conséquence d’une maladie neuro dégénérative, conjointement à un syndrome démentiel.

Les PASA sont issus du Plan Alzheimer, et ce sont des dispositifs d’accompagnement spécifiques. 25 000 places sont prévues (19 100 étant installées pour l’instant).

De façon prioritaire sont accueillis des résidents d’EHPAD. Le service dispose d'une capacité d’accueil de 14 places. Depuis la loi ASV, le PASA peut être mutualisé avec un autre EHPAD.

Afin de maintenir ou réhabiliter les capacités fonctionnelles et fonctions cognitives, mobiliser les différentes fonctions sensorielles et maintenir le lien social, différentes activités personnalisées ou collectives sont proposées aux usagers.

Ces activités permettent également de limiter le recours aux psychotropes et neuroleptiques.

Après évaluation et bilan des symptômes, chacun des usager bénéficie d’un programme d’activités construit sous la responsabilité du médecin coordonnateur. Ce type de service s’adresse aussi bien à des personnes agitées qu’apathiques.

Le décret du 26 aout 2016 fixe la composition minimale de l’équipe pluridisciplinaire, formée à la prise en charge des maladies neuro dégénératives, et qui doit être composée d’un psychomotricien ou ergothérapeute, d’un assistant de soins en gérontologie et d’un psychologue. Peuvent également intervenir des bénévoles, art thérapeute, animateur sportif,…

L’environnement et l’architecture de ces services doivent également être adaptés à la population accueillie.

Améliorer la vie quotidienne des personnes accueillies en PASA

Ces nouvelles recommandations ont été élaborées à l’intention des responsables d’EHPAD dotés d’un PASA ou souhaitant en ouvrir un.

Ces recommandations s’articulent avec nombre de RBPP de l’ANESM, en particulier celles concernant l’accueil et l’accompagnement des personnes atteintes d’une maladie neuro-dégénérative en UHR, le repérage des déficiences sensorielles et accompagnement des personnes qui en sont atteintes dans les établissements pour personnes âgées, le repérage des risques de perte d’autonomie ou de son aggravation pour les personnes âgées.

Cette nouvelle publication revient notamment sur :

  • les modalités de mise en œuvre d’un projet de PASA et sa pérennité,
  • l’échange d’informations entre les professionnels du PASA et de l’EHPAD ou les intervenants extérieurs,
  • quelles sont les activités thérapeutiques qui doivent être privilégiées,
  • quelle place donner aux proches,
  • comment adapter l’environnement,
  • et comment consolider en les formalisant, les partenariats avec les établissements de santé et médico sociaux.

Il ‘agit ainsi, au travers des préconisations d’améliorer la vie quotidienne des personnes accueillies au sein du PASA.

Ces RBPP s’articulent autour de 3 chapitres :

  • Du projet de PASA à sa mise en place 
  • L’organisation des relations PASA/EHPAD,
  • Le PASA, une réponse personnalisée et une organisation adaptable dans un environnement adapté.

Chacun de ces chapitres précise les enjeux et effets attendus, énonce des points de vigilance, et présente des exemples et retours d’expérience, et le cas échéant des repères juridiques.

 

Pour en savoir plus : Recommandations de bonnes pratiques professionnelles sur : « L’accueil et l’accompagnement des personnes atteintes d’une maladie neuro-dégénérative en Pôle d’activités et de soins adaptés (PASA)

 

Etablissements de soins en 2015

Panorama des établissements de santé en 2015

Après nous avoir fait part de ses projections sur l'activité hospitalière pour les années 2030, la DREES vient de publier un nouveau panorama des établissements de santé sur une période plus contemporaine, puisque celui-ci concerne l'année 2015.

A la fin de l’année 2015, le paysage hospitalier comprenait ainsi 3 089 établissements de santé publics ou privés. Ce document illustre les évolutions qui sont en cours au sein de ces établissements de soins, qui doivent adapter leurs organisations et modes d’interventions, notamment pour tenir compte du vieillissement de la population et de la hausse des pathologies chroniques.

On trouvera dans cet ouvrage notamment des données relatives aux capacités, activités, disciplines, ainsi que des informations de nature financière ou juridique.

Une hausse des hospitalisations à temps partiel

Le paysage hospitalier public apparaît ainsi très varié, puisqu’on y trouve :

  • 178 CHR (Centre Hospitaliers Régionaux) assurant notamment des soins spécialisés,
  • 962 Centre Hospitaliers, qui réalisent notamment des courts séjours et prises en charge des personnes âgées,
  • 96 établissements spécialisés en psychiatrie,
  • 153 établissements de nature diverse (essentiellement des USLD).

Pour sa part, le secteur privé regroupe 1 009 cliniques à but lucratif (nombre en baisse de 4 % depuis 2010) , 691 établissements privés à but non lucratif (dont les Centres de Lutte contre le Cancer) (nombre en diminution de 2% depuis 2010).

L’année 2015 a vu le nombre de séjours augmenter, avec 16 millions de séjours en hospitalisation partielle et 12 millions de séjours en hospitalisation complète.

Le nombre d’hospitalisation complètes et le nombre de journées afférentes continue de rester stable, depuis plusieurs années. Pour ce type d’hospitalisation, 85 % des prises en charge concernent l’activité MCO, 9% le SSR, et 5 % la psychiatrie.

La part du SSR et de la psychiatrie augmentent fortement pour l’hospitalisation partielle, avec respectivement 23 % et 32% des journées, contre 45 % pour l’activité MCO.

Par ailleurs, on compte 2,4 millions de séances ambulatoires de chimiothérapie, 3,7 millions de séances de radiothérapie, et 6,4 millions de séances de dialyse.

Si l’activité des 314 structures d’hospitalisation à domicile a continué de se développer, elle connait toutefois une croissance moindre qu’à la fin des années 2000. L’HAD a représenté ainsi, en 2015,  174 000 séjours et 4,6 millions de journées.

La hausse du nombre de passages aux urgences, que l’on observe depuis plus de 20 ans, se confirme en 2015.  20,3 millions de passage (soit + 3 % par rapport à l’année précédente) ont été recensés.

Une baisse du nombre de places d’hospitalisation à temps plein

Le nombre de places en hospitalisation à temps plein continue de diminuer, et celui des places d’hospitalisation à temps partiel d’augmenter.

Depuis 2003, on recense ainsi 60 000 lits d’hospitalisation à temps complet de moins qu’en 2003, le nombre de places s’élevant actuellement à 408 000.

Il faut noter que ce sont essentiellement des places d’USLD qui ont été supprimées. Le nombre de lits en psychiatrie est par ailleurs relativement stable.

Depuis 2003, le nombre de places en hospitalisation à temps partielles est passé de 49 000 à 73 000. Le nombre de places a tendance à se stabiliser en MCO, et psychiatrie, mais continue de croître en SSR, en particulier pour la réadaptation fonctionnelle.

L’étude de la DREES revient également sur l’activité de l’établissement en fonction de son statut juridique. Les activités réalisées essentiellement par les établissements publics concernent les soins de longue durée, la psychiatrie.

L’hospitalisation complète en MCO se répartit entre hopitaux publics et cliniques privées, celles-ci réalisant 50 % des séjours d’hospitalisation partielle. Les cliniques privées réalisent 64 % de la chirurgie ambulatoire (cataracte, arthroscopie, …), tandis que les établissements publics réalisent des actes plus complexes et plus longs.

L’activité de SSR connait une plus forte présence des établissements privés à but non lucratif.

Des tendances qui se maintiennent

DREES etablissements de sante edition 2017

L’étude de la DREES montre également une plus forte présence du secteur privé lucratif dans le sud de la France, que dans les autres régions, pour le court séjour.

On peut noter également que les capacités hospitalières de la Guyane, de la Réunion et de Mayotte sont inférieures à celles de la Métropole (ce qui n’est par ailleurs pas le cas de la Martinique ou la Guadeloupe dont la capacité est similaires à celle de la Métropole).

Les trois quarts des 12,4 millions de patients hospitalisés ont été hospitalisés une seule fois au cours de l’année 2015.

Près d’un million de patients ont été hospitalisés dans différents champs sanitaires en 2015.

Les maladies de l’appareil digestif, tumeurs et maladies de l’appareil circulatoire représentent les motifs de recours les plus fréquents d’hospitalisation en MCO.

Les maladies de l’appareil circulatoire prédominent chez les plus de 75 ans, celles de l’appareil respiratoire étant les plus représentées chez les moins de 15 ans.

On peut noter également que le nombre d’accouchements dans des maternité de type 2 (obstétrique et néonatologie) et 3 (mêmes activités avec en plus un service de réanimation néonatale) est en hausse, avec 77 % des accouchements (contre 43 % en 1996).

80 % des interruptions volontaires de grossesse (IVG) sont réalisées dans le secteur public.

Une situation financière des établissements de santé contrastée

Le nombre d’emplois médicaux a connu une hausse de 1,1 % en 2015, pour s’établir à 189 000. Cette hausse concerne essentiellement le nombre d’internes et de faisant fonction d’interne.

Le nombre de personnels non médicaux et sages-femmes représente plus d’un million d’ETP, dont 708 000 personnels soignants, 134 000 personnels administratifs et 111 000 personnels techniques.

Les trois quarts de ces professionnels travaillent à l’hôpital public, le reste se déclinant pour moitié entre établissements privés à but lucratif et à but non lucratif.

La moitié de la consommation de soins et biens médicaux (90,8 milliards d’euros) est dédiée au secteur hospitalier (70,1 milliards pour le public et 20,7 milliards pour le secteur privé).

Les situations financières du secteur public et du secteur privé sont très différentes.

La rentabilité des cliniques privées reste supérieure à ce qu’elle était entre 2008 et 2013 (3% du CA), notamment sous l’effet du CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi). Leur taux d’endettement est également au plus bas depuis 10 ans.

Le déficit global des établissements de santé publics se creuse pour atteindre 400 millions d’euros en 2015. En parallèle, le taux d’investissement diminue, et le taux d’endettement se stabilise aux environs de 50 % des ressources.

 

Pour en savoir plus: 12,4 millions de patients hospitalisés en 2015