Stratégie nationale de santé
Publication : lundi 29 janvier 2018

Santé: quelle stratégie nationale ?

Le gouvernement a rendu publique sa stratégie en matière de santé pour les années 2018 à 2022. Quatre priorités, qui s'inscrivent en continuité de la loi de modernisation de notre système de santé, sont mises en avant dans celui-ci.

Répondre aux défis de notre système de santé

Il s’agit au travers de cette stratégie nationale de répondre aux grands défis de notre système de santé.

Celui-ci est en effet confronté à différents défis : les risques sanitaires consécutifs aux expositions aux polluants et toxiques, l’exposition aux risques infectieux des populations, les maladies chroniques, la nécessité d’adapter le système de santé aux enjeux démographiques, sociétaux,…

La stratégie nationale du gouvernement repose sur 4 grandes priorités :

  • la prévention,
  • la lutte contre les inégalités sociales et territoriales,
  • la volonté de garantir lors des différentes étapes du parcours du patient, la qualité, la sécurité et la pertinence des prises en charges
  • l’innovation pour permettre de transformer le système de santé.

La politique de santé de l’enfant, adolescent et du jeune fait l’objet d’un axe spécifique. C’est également le cas pour les collectivités d’outre-mer et la Corse.

43 objectifs nationaux viennent décliner la Stratégie Nationale de Santé. Ils visent à améliorer la santé et la protection sociale contre les conséquences des maladies, accidents, handicaps.

Les différents axes retenus répondent à un certain nombre d’objectifs. Il s’agit ainsi de solliciter et articuler les différentes politiques publiques, favoriser la fluidité et l’adéquation des parcours de santé individuels.

Cette stratégie vise aussi à répondre aux spécificités de chaque territoire, tout en simplifiant le cadre réglementaire, et en associant les différentes parties prenantes.

Quatre axes prioritaires

Strategie Nationale de Sante 2018-2022

Le premier axe fixe la prévention comme une priorité.

Il vise à diminuer, au travers du renforcement de l’éducation pour la santé, les facteurs de risques et les couts induits par ceux-ci (plus de 26 milliards d’euros pour le tabac ou plus de 20 milliards pour l’obésité par exemple).

Sans être exhaustif, il s’agit de promouvoir les comportements individuels : une alimentation saine, l’activité physique, la vaccination, l’éducation à la sexualité, ….

L’autre volet de cet axe concerne la maîtrise de risques liés à l’environnement (travail, habitat, …) et le repérage et la prise en charge précoces des pathologies chroniques.

Le second axe concerne la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé.

Il s’agit avec celui-ci de réduire les freins à l’accès au système de santé de nature sociale et/ou économique. Cela passe par exemple par la limitation des restes à charge (prothèses dentaires et auditives, …), le renforcement de l’accès aux droits à la couverture maladie, la prévention des risques de désinsertion professionnelle et sociale,…

Au-delà du volet social, la mise en œuvre de cet axe doit faciliter l’accès aux soins en tout point du territoire. Pour ce faire, cet axe s’appuie pour sa mise en oeuvre sur les dynamiques issues des territoires, et l’innovation.

Le troisième axe s’intéresse, tout au long du parcours de santé, à la qualité, la sécurité et la pertinence des prises en charge.

Notre système de santé doit ainsi répondre aux nouveaux besoins de santé de la population.Cela passe en particulier par l’adaptation des soins de premier recours, la poursuite des réorganisations et l’optimisation des moyens techniques et humains, l’évolution des modes de financement de l’activité hospitalière, la garantie de la pertinence des pratiques (prescriptions, actes, examens,,…), et l’amélioration de la qualité de vie au travail des professionnels,…

Le dernier axe porte sur l’innovation pour la transformation de notre système de santé, par exemple en favorisant l’émergence de pratiques et traitements innovants.

La stratégie nationale se donne ainsi pour objectif de mettre en place des cadres juridiques adaptés pour les expérimentations, et de de soutenir financièrement les organisations innovantes.

Le positionnement et l’information des patients sont réaffirmés.

La publication de la stratégie nationale en matière de santé garantit la cohérence des actions des différents ministères (Education Nationale, de l’Agriculture et de l’Alimentation, …).

Celle-ci sera mise en œuvre et décliné au travers de différents plans et programmes nationaux, ainsi que dans les PRS (programmes régionaux de santé).

Cette stratégie a notamment été développée après avoir concerté les différents ministères concernés et l’ensemble des acteurs de santé (notamment par le biais d’une consultation publique en ligne).

Elle s’appuie également sur le rapport du Haut Conseil de la Santé Publique (analyse de l’état de santé de la population, déterminants, ….).

Elle s’inscrit également dans un renforcement de l’efficience du système de santé et dans une optique de soutenabilité des dépenses de santé.

Un suivi annuel et des évaluations pluriannuelles permettront d’en apprécier les résultats qui seront soumis à la Conférence Nationale de Santé et au Haut conseil de la Santé Publique.

 

Pour en savoir plus : La Stratégie Nationale de Santé définitivement adoptée